Allocution de Christian DEMUYNCK à l'occasion de la séance de Question Orale
Ma question s’adresse à Madame la Secrétaire d’Etat à la Famille. Elle est relative au manque de places en crèche et aux disparités, parfois criantes, entre les territoires, dont le moins que l’on puise dire est qu’ils ne sont pas tous logés à la même enseigne.
En effet, selon que vous soyez dans un département riche ou pauvre, le nombre de places disponibles peut varier de deux à trente pour cent enfants âgés de moins de trois ans. En Seine-Saint-Denis, mon département, les établissements d’accueil collectif n’offrent, en moyenne, que quatorze places pour cent enfants.
Mais au-delà d’une bataille de chiffres, il est question des difficultés toujours croissantes des familles, souvent les plus modestes, à trouver une place en crèche. Pas une de mes permanences parlementaires n’échappe à la règle et l’ensemble de mes collègues peut en témoigner : beaucoup de familles ont le sentiment d’être laissées sur le bord de la route.
Pour répondre à ces besoins, de nombreuses mesures ont déjà été mises en œuvre. Entre 2002 et 2008, 72 000 places d’accueil collectif ont été financées par 4 plans d’aide à l’investissement en faveur de la petite enfance. Un nouveau statut pour les assistantes maternelles a été instauré pour rendre le métier plus attractif et plus sûr. Enfin, la prestation d’accueil du jeune enfant a apporté une aide aux parents qui font garder leurs enfants. A ces initiatives, le « Plan Petite Enfance » de novembre 2006 est venu ajouter des financements destinés à ouvrir 40 000 places en crèche supplémentaires.
Par ailleurs, pendant la campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY a amorcé le débat sur le « droit opposable à la garde d’enfant », qui, au-delà de la crèche publique s’appuierait sur la crèche associative, la crèche d'entreprise, l'emploi à la personne ou encore l'emploi à domicile. Cette analyse est juste: la diversification des modes et des structures de garde est le seul remède efficace aux problèmes des familles.
Ces mesures vont dans le bon sens. Je m’en félicite. Mais à l’échelle de mon département, la Seine-Saint-Denis, je souhaiterais connaître l’impact concret de ces mesures.
En clair, combien de places en crèche supplémentaires ont été ouvertes depuis 2002 et quelles sont les perspectives à moyen et long termes ?
Enfin, les plans d’aide et les mécanismes de financement sont-ils suffisamment décentralisés pour être pleinement efficaces, notamment dans les territoires les plus défavorisés ?
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