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Communiqué de presse

Christian DEMUYNCK
Président de la mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion


« La société doit connaître la situation et le parcours des criminels de sang jugés irresponsables »

« Alors que l’immense émotion suscitée par le drame du petit Valentin retombe peu à peu, il faut maintenir la pression pour obtenir l’enfermement définitif du meurtrier et ce, quelles que soient les conclusions de l'enquête psychiatrique», estime Christian DEMUYNCK, Sénateur de Seine-Saint-Denis et Président de la mission d'information sur les politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion.

En cas d’irresponsabilité, la loi DATI de février 2008 prévoit, au terme d'une audience devant la chambre de l'instruction, le prononcé d'un arrêt de déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental. Cette loi peut et doit, dans le cas présent, s'accompagner de mesures de sûreté extrêmement strictes dans le cadre d'une hospitalisation psychiatrique.

« Aux médecins la charge d'établir ou non la responsabilité du tueur présumé, à l'Etat de garantir à la société l'éloignement définitif d'un tel individu et ce, quelles que soient les conclusions de l'enquête. L'irresponsabilité pénale n'est pas un non-lieu », estime Christian DEMUYNCK. Il poursuit, « je demande au Garde des Sceaux, Rachida DATI, de publier la liste et le détail du parcours de l'ensemble des criminels de sang jugés irresponsables afin de s'assurer de leur prise en charge effective et de leur inoffensivité pour la société ».   

Lu dans la presse

Aza Prévention. Les politiques sont partisans de mettre en oeuvre une sorte de Samu psychiatrique. Les médecins se disent scpetiques.

"La psychiatrie doit-elle pallier tous les problèmes ?"

Il a remis son rapport début juillet sans savoir que, quelques jours plus tard, l'actualité le mettrait en valeur sous un jour des plus cruels. Le sénateur UMP de Seine-Saint-Denis, Christian DEMUYNCK, a envoyé début juillet au gouvernement un rapport sur la mission d'information qu'il préside concernant la pauvreté et l'exclusion. Rapport dans lequel le sénateur constate que "50% des SDF ont des problèmes psychiques ou psychologiques". Et il propose que les équipes médicales se déplacent à leur rencontre "puisque, selon lui, l'inverse ne sera pas possible". Examinant l'affaire Valentin, le président de la commission observe : "On réagit après coup, alors qu'il faut anticiper".

Sa proposition se borne à une solution simple : "développer des centres itinérants, les permances d'accès aux soins psychiatriques. Ces mesures, poursuit-il, doivent, par ailleurs, être accompagnées d'une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin d'éloigner durablement les sujets les plus perturbés".

Autrement dit recourir à l'hospitalisation d'office qui n'est pas toujours si facile à mettre en action. Quand on fait remarquer au sénateur que ses propositions ignorent un peu trop l'importance du nerf de la guerre, Christian DEMUYNCK balaie l'objection : "L'argent, nous en avons, avance t-il, le problème, c'est l'empilement des structures. Il faut savoir ce que l'on veut, opérer une remise à plat. Anticiper et non plus réagir après coup".

Difficiles à identifier. De l'autre côté du manche, la vision est plus pessimiste. Le docteur Paul BONAN, psychiatre à Cadillac (Gironde), est fatigué de voir la psychiatrie mise à toutes les sauces. "Que l'on nous dise d'abord ce que la psychiatrie représente dans le champ social, note le praticien, avant de lui demander de pallier tous les problèmes éducatifs, sociaux, sanitaires". Et de se déclarer "sceptique" devant les propositions de l'homme politique. Il constate, d'ailleurs, que le meurtrier présumé de Valentin et sa compagne "ont échappé depuis plus de 20 ans à tout système". "Les SDF, note t-il, sont des marginaux, des gens précaires qui bougent, difficiles à identifier. Et pendant que le sénateur regrette que "le débat sur le suivi psychiatrique des SDF ressurgisse au gré d'une actualité tragique", le médecin, lui, insiste sur le droit pour tout citoyen d'aller et de venir librement qu'une nouvelle réglementation ne pourrait que menacer.

Hélène ROUQUETTE-VALEINS - Sud-Ouest

Interview du Sénateur DEMUYNCK dans le Parisien

Qu'avez-vous constaté, sur le terrain, concernant le suivi psychiatrique des SDF ?

Aujourd'hui, on estime que plus de 50% d'entre eux souffrent de troubles psychologiques ou psychiatriques. C'est à mon sens le résultat direct de la fermeture, il y a une quinzaine d'années, de nombreux centres ou services hospitaliers spécialisés où ils pouvaient être accueillis. Sur mon département, en Seine-Saint-Denis, l'établissement de Maison-Blanche, ou celui de ville-Evrard ont été fermés. A l'époque, on a opté pour une stratégie selon laquelle il ne fallait plus enfermer les malades psychiatriques, mais qu'ils pouvaient vivre à l'extérieur, en étant suivi par des consultations en ville. Or il y a une constante chez les SDF : ils ne se déplacent pas pour aller se soigner.

Que proposez-vous alors ?

Il faudrait favoriser la création de structures itinérantes, du même type que le Samu social, pour pouvoir les rencontrer, les diagnostiquer, d'une part, et aller au-delà de la première urgance, pour qu'ils puissent bénéficier d'un vrai traitement par la suite. Aujourd'hui, il faut vraiment se préoccuper de ces personnes exclues, et mettre en oeuvre des moyens pérennes pour aller au delà de l'urgence. Si de tels diagnostics pouvaient êtres faits auprès de ces populations, d'autres drames tels que le meurtre de Valentin pourraient être évités.

Vous faites un lien direct entre le manque de suivi psychiatrique de ces marginaux et ce drame ?

On ne peut pas tirer de conclusions définitives en l'état, mais il est vrai qu'elles ne faisaient l'objet d'aucun suivi de la part des autorités médicales. C'est profondément regrettable. Par ailleurs, il existe de nombreuses autres détresses psychologiques, dont les circonstances sont moins tragiques heureusement, qui, si elles étaient soignées, permettraient une réinsertion de beaucoup de SDF.

Voir, sur le même sujet :

http://www.rtl.fr/fiche/784703/meurtre-de-valentin-stephane-sera-juge-pour-actes-de-barbarie.html

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-meurtrier-presume-de-05-08-2008-120814.php

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3932513,00-dernier-hommage-petit-valentin-.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/08/04/01011-20080804FILWWW00396-plus-de-depistage-psychiatrique-des-sdfump.php

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080805.OBS6142/le_depistage_psychiatrique_des_sdf_en_questions.html

Communiqué de presse

Christian DEMUYNCK
Président de la mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion
Meurtre du petit Valentin : renforcer le dépistage psychiatrique des SDF

Zalentin_2 Suite au drame qui a frappé le petit Valentin, Christian DEMUYNCK, sénateur de Seine-Saint-Denis, insiste sur les conclusions du rapport de la mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion qui pointent le manque de structures de dépistage et de soins psychiatriques à l’adresse des SDF.
Dans le cas présent, les deux marginaux soupçonnés du meurtre de Valentin ne faisaient l’objet d’aucun suivi de la part des autorités médicales.

« Un nombre croissant de personnes vivant à la rue sont touchées de troubles psychiques. Certains pouvant atteindre des degrés extrêmement dangereux. Ne rien faire, c'est courir le risque de revivre de pareilles horreurs", explique le Sénateur DEMUYNCK. Ce dernier réitère les propositions de la mission sur la pauvreté et l'exclusion qui visent à développer les centres itinérants, les permanences d’accès aux soins psychiatriques, le dépistage et les soins des troubles psychiques par un personnel qualifié. Ces mesures doivent, par ailleurs, être accompagnées d'une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin d’éloigner durablement les sujets les plus perturbés.

"Il est regrettable que le débat sur le suivi psychiatrique des SDF ressurgisse au gré d'une actualité tragique. Il est temps de mettre en œuvre les mesures nécessaires", achève t-il.

Intégration des étudiants de Seine-Saint-Denis au campus Paris-Aubervilliers

Universit M. Christian Demuynck attire l’attention de Mme la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le projet de complexe universitaire à Aubervilliers. La structure rassemblera 15 000 étudiants, chercheurs et enseignants au sein d’un campus de 131 000 m2. L’objectif est de créer le pôle de recherche en sciences de l’Homme le plus performant d’Europe. Pour ce faire, le campus Paris-Aubervilliers bénéficiera de la convergence de six grandes écoles et de trois universités qui  se sont associées pour faire naître un véritable pôle d’excellence en Seine-Saint-Denis.

M. Christian Demuynck la prie de bien vouloir lui donner les détails relatifs au commencement, à la durée et au coût des travaux ainsi que les mesures du Gouvernement visant à intégrer prioritairement les étudiants du département.

Question écrite : Mesures de compensation pour la fermeture de la base militaire de Dugny

Dugny_2 M. Christian Demuynck attire l'attention de M. le Ministre de la défense sur les conséquences de la fermeture de la base militaire située sur le territoire de la commune de Dugny, à proximité de l’aéroport du Bourget, en Seine-Saint-Denis.

La base qui s’étend sur 42 hectares et comprend deux cents militaires et cent civils devra fermer définitivement d’ici à 2011. Face à l’inquiétude de la population et des élus locaux, il le prie de bien vouloir lui indiquer le détail des mesures de compensation à destination des communes concernées et des modalités de cession par l’Etat des 42 hectares de terrain.

Editorial du Sénateur Christian DEMUYNCK

Ns La majorité unie pour soutenir l’action du Président de la République

Madame, Monsieur,

Je suis particulièrement heureux de vous adresser ces quelques lignes au terme d’une session extraordinaire qui porte bien son nom. Par une voix, la majorité des trois-cinquièmes du Congrès a validé la réforme portant sur la modernisation des institutions. Quel soulagement, mais surtout quel formidable progrès démocratique. Songez que cette réforme historique confère au peuple le droit d’initiative référendaire et renforce considérablement le rôle des Chambres qui deviendront co-productrices de la législation avec le Gouvernement.

Nicolas SARKOZY marque de son empreinte la Vème République en procédant à un rééquilibrage des pouvoirs qui donne un nouveau souffle à notre vie citoyenne. Courageusement, le Président de la République a défié les sceptiques qui, au sein même de la majorité, lui déconseillaient de réunir le Congrès. Persuadé de sa légitimité et confiant dans le soutien des Français, le Chef de l’Etat a pris le risque du changement face à l’archaïsme de la Gauche. Comment, en effet, ne pas déplorer l’attitude ridicule du Parti Socialiste qui, plutôt que d’associer les voix de ses députés au mouvement, sombre un peu plus dans le conservatisme et l’immobilisme. Cette posture est un échec et démontre qu’on ne peut - fort heureusement - pas lutter longtemps contre les vents du progrès.

Cette session extraordinaire marque l’achèvement d’un premier cycle de réformes (près de 55 textes adoptés) extrêmement soutenu qui préfigure des changements considérables dans le pays. En effet, le travail du Gouvernement aura permis de normaliser les relations sociales, d’aménager profondément les 35 heures, de retrouver une place au rang des Nations qui comptent sur la scène internationale, de lancer une nouvelle ère environnementale… 

Bonnes vacances à tous !

Lu dans la presse : le Sénateur au secours des sans-bahut

Parisien Pour la seizième année consécutive, le sénateur-marie (UMP) de Neuilly-Plaisance, Christian DEMUYNCK, met en place son dispositif SOS Rentrée scolaire. L'élu veut en effet d'apporter son coup de pouce "aux jeunes, du collègue à l'université, qui se retrouvent sans affectation scolaire ou qui ne sont pas satisfaits de celle dont ils disposent". Une aide qui vaut pour les jeunes de l'ensemble de la Seine-Saint-Denis. Pour y parvenir, Christian DEMUYNCK se propose "d'être un intermédiaire efficace dans toutes leurs démarches auprès de l'inspection académique ou du rectorat". Une ligne téléphonique est ainsi dédiée aux familles et aux élèves au 01 43 00 97 97.

Le Parisien

Chritian DEMUYNCK :« L'école de la République doit redevenir un vecteur de promotion sociale

Aaaa Les Sénateurs Christian DEMUYNCK et Bernard SEILLIER, respectivement président et rapporteur de la mission commune d’information sur les politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion ont rendu leur rapport.

Ils estiment que la mesure de la pauvreté se « concentre trop exclusivement sur l’aspect monétaire et insuffisamment sur l’expérience des personnes concernées ».

Les deux Sénateurs déplorent, par ailleurs, les difficultés d’accès des plus démunis aux droits fondamentaux. « Songez que près de deux millions de personnes éligibles à la CMU restent sans protection sociale juste par manque d’information », constate Christian DEMUYNCK.

Face au « millefeuille de nos politiques sociales, il faut d’une part recentrer l’action publique autour d’une unité institutionnelle : le département, et d’autre part rassembler l’ensemble des aides sous une bannière commune : un contrat d’insertion unique », poursuit-il. Et ce, sans négliger les « droits connexes » qui incitent et pérennisent le retour à l’emploi. C’est l’objet même du RSA que les Sénateurs DEMUYNCK et SEILLIER veulent voir expérimenté et généralisé dans le temps.

Autre point fort du rapport, l’école qui ne joue pas son rôle dans la réduction de la pauvreté et dans la prévention de l’exclusion sociale. « L’ascenseur social est bloqué. On naît pauvre et on le reste. L’école de la République doit redevenir un vecteur de promotion sociale », explique Christian DEMUYNCK. Pour ce faire, il faut garantir l’autonomie des établissements, fixer des objectifs chiffrés en termes de réduction de l’échec scolaire et renforcer les enseignements technologiques et manuels. 

Question écrite du Sénateur Christian DEMUYNCK

Mam Titre : Renfort des Unités territoriales de quartiers en Seine-Saint-Denis 

M. Christian Demuynck attire l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la situation préoccupante de la délinquance en Seine-Saint-Denis.

Malgré le recul encourageant de la délinquance, certains foyers de violences demeurent, plus particulièrement la ville de Saint-Denis, qui figure en tête des villes les moins sûres de France.

En outre, la Direction centrale de la police judiciaire a rendu publics les chiffres relatifs à la répartition de l’insécurité sur le territoire national. Le constat est sans appel : huit villes de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Aubervilliers, Stains, La Courneuve, Saint-Ouen, Bobigny, Aulnay-Sous-Bois, Pantin) figurent parmi les dix plus violentes de France.

M. Christian Demuynck interroge Mme la Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales sur les propositions du Gouvernement pour le renfort des unités territoriales de quartiers (UTQ), tant en termes quantitatif, que de formation des agents et d’incitation au maintien des personnels les plus qualifiés en Seine-Saint-Denis.